ATC est en Hiatus indéterminé - Merci.

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The seven kingdoms

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The Beast and the Maiden
Faust
ORAGE
Localisation : Accalmie
Faust
The Beast and the Maiden
Eméliane Mormont & Faust

« Hé oh! Mon brave! Aidez-moi! » Un homme bedonnant et joufflu expirait son appel au secours avec difficulté. Le dos courbé, les jambes fléchies, il était écrasé par le poids d’un indésirable à l’allure humble, presque trop ordinaire pour parader au cœur de l’antre du lion. Un contraste percutant, alors qu’il reposait mollement dans une position inconfortable - tant pour lui que pour celui qui en avait la charge. L’austérité valsait ridiculement avec les parures d’or et de soie. Essoufflé, le visage rougit par l’effort, l’homme qui m’avait hélé insistait d’un signe de tête si désespéré que j’ignorais lequel des deux étaient en plus mauvaise posture. Je ne le fis pas attendre plus que de raison, craignant d’avoir à gérer une situation bien pire, si je m’attardais plus longtemps dans l’incrédulité. Cette scène bien peu glorieuse ne serait pas la seule au terme de ce banquet bien aviné. Or, si la plupart pouvait survivre à une nuit arrosé, d’autres ne pouvaient attendre la fin du repas avant de s’écrouler. D’une poigne ferme, je relevais ce poids mort venu encombrer un seigneur guindé. «  Il s’est effondré et je n’ai pas la force de le porter.» Pompeux, maniéré et dédaigneux, ce nobliau n’ayant que sa fortune pour charisme retrouva le confort de sa libération.  En observant son visage perdre sa couleur carmin, je devinais l’inconfort de cette situation gênante sur ses traits grossiers. Par chance pour l’ivrogne, cette histoire ne serait certainement pas évoquée par celui qu’il avait soumis de sa masse... dont je portais désormais le poids.  

Le piège était bien là et mon geste serviable m’y avait conduit. « Quel idiot... » M’étais-je exprimé en voyant l’homme que j’avais débarrassé s’éloigner. Des mots que je m’étais adressé, constatant le pétrin dans lequel je m’étais embourbé.  L’homme richement vêtu m’avait cédé le fardeau, profitant de la force d’un autre pour se départir d’une responsabilité dont il ne voulait pas. Qui pouvait l’en blâmer? Son effort, aussi pénible fut-il, prouvait au moins qu’il n’était pas dépourvu de cœur. En revanche cet élan généreux s’était arrêté dès l’instant où je m’étais porté à son aide. J’avais à peine franchit les portes de la grande salle que le sort m’affublait d’un Nordien soûlaud. M’esquiver du banquet, dont j’avais suffisamment profité, ne m’avait pas été aussi favorable que je l’avais espéré. Ma soirée s’étirerait encore un peu, le temps au moins de me débarrasser d’un homme empestant l’excès.  « Et voilà que je troque la compagnie d’un ivrogne, pour celle d’un autre...! » Le ton, bien qu’il ne fût pas dépourvu d’ironie, était amical. Il était évident que ce noble à l’allure de reitre n’était pas suffisamment conscient pour entretenir la conversation, mais cela n’était pas l’argument suffisant pour taire mes élucubrations. Bien au contraire. Il n’y avait rien de tel que la compagnie d’un individu dépourvu de répartie, pour échanger quelques paroles vides. Les mailles de la chemise terne, glissaient entre mes doigts, alors que ma poigne ne suffisait plus à retenir ce ballot de chaire. « Allons, debout! » Avais-je sermonné, cherchant à me donner l’entrain nécessaire pour mener à bien cette tâche pénible. Relevant le corps molasse, je passais le bras de l’apathique sur mon épaule. La prise était plus simple. Le visage rivé vers le sol, sans tonus et sans orgueil...il me semblait transporter un cadavre. Mon regard mirait vers le symbole de l’ours estampé sur le cuir de ses apparats. Mormont. Ces symboles exhibés avec fierté avaient l’avantage de faciliter la reconnaissance des allégeances. L’île recluse avait laissée échapper la bête venue s’assoupir dans les couloirs, le visage enflé par la gnôle. Cet ami bredouillant quelques syllabes, chignait sous cette nouvelle force venu le maintenir droit.

D’une exclamation, j’apostrophais une demoiselle les mains occupées par l’anse de deux énormes carafes. Embesognée à combler les désirs des lions et de ses hôtes, elle fut distraite par ma voix, cachant à moitié son découragement. « Les appartements de cet homme, sais-tu où ils se trouvent? » Elle soupirait. Par mépris de cette scène ou profitant de cet arrêt forcé pour reprendre son souffle. Fatiguée, son bras vint essuyer son front dans une contorsion peut aisée, dévisageant le malheureux quelques instants avant de répondre : « À gauche dans le couloir Est. La troisième porte à votre droite ». Un sourire maigre passa rapidement sur ces lèvres, puis elle se soustrayait aussitôt. Elle était repartie si rapidement que mes remerciements s’étaient évanouie, sans certitude qu’ils lui étaient parvenus. « Heureusement, ta réputation te précède suffisamment pour  que l’on puisse me guider. » Dis-je moqueur, à l’intention de ce camarade endormit. Cela m’éviterait une errance interminable et mes jointures s’épargneraient le fracas des portes closes. L’impatience ne me gagnerait pas et ce fardeau serait rapidement déposé. Je trainais ce corps atonique dans les couloirs léchés par la lumière des somptueuses lanternes. Le bruit du tumulte disparaissait à mesure que je m’éloignais. Les corridors abandonnés étaient plongés dans un silence que notre passage ruinait sans ménagement. Mes réflexions anodines se butaient à un mutisme attendu et mes pas lourds, souffrants de l’appui du Nordien, martelaient le sol.

Troisième porte à droite...
Mon poing rencontra le pan de bois avec empressement, devant composer entre la manifestation de mon arrivée importune et l’équilibre d’un soutien qui s’avérait de plus en plus pénible. Lorsque le loquet cédait pour dévoiler les résidents de ces appartements, je ne m’y attardais pas, anticipant plutôt une réaction, en prenant la parole : « Je vous ramène votre homme ma dame... » Dis-je avec un entrain poli, mais non dépourvu de ce caractère gaillard que l’alcool avait facilité. « Ne l’égarez-plus, car je doute qu’il retrouve son chemin la prochaine fois » Mon sourire était charmant, mais j’espérais une prise en charge rapide de celle qui se présentait à moi...

(c) DΛNDELION

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THE WILDLING

WAKE THE BEAST

WARRIOR ‡ Raised by wolves. Born to kill. Civilized but a little restless. Don’t test my skills, don’t doubt my bones. Loved and hated, feared by most. Born to fight. Underrated, trained in the wild.
Mar 6 Oct 2020 - 15:42
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Eméliane Mormont
NORD
Localisation : entre l'île aux ours et corneilla.
Eméliane Mormont
faust et lomé

The Beast and the Maiden


Sa main s'agitait doucement de droite à gauche, oscillant légèrement, battant la mesure des pas vifs et empli d'entrain de son oncle qui s'éloignait dans l'ombre du long couloir. Malgré toute leur bonne volonté, les représentants Mormont n'avaient réussi à arriver dans la journée à Castral Roc, les intempéries inopinées et la maladie du voyage qui avait lentement gagné Jenifire n'avaient rien arrangé à cette situation. Il fallu faire décharger les bagages, les caisses et malles débordantes de vêtements, puis les faire conduire à leurs chambres. Si le banquet était déjà entamé, occupant la plupart des serviteurs; certains d'entre eux étaient encore, heureusement, latents non loin des calèches afin de les délester de leurs affaires et les guider. L'aînée des filles Mormont, qui avait subit depuis plusieurs jours ce trajet qu'elle qualifiait d'interminable, eut un brusque sursaut de vie tandis qu'elle sautait presque de la voiture pour respirer l'air frais d'une nuit tombante, profitant de quelques inspirations bienfaitrices avant de sentir à nouveau la nausée la gagner. Descendant hâtivement de son palefroi, Lomé s'étira quelque peu avant de donner les rênes de l'animal à un palefrenier, le remerciant au passage. Les joues rosies, il bredouilla un semblant de phrase avant de vaquer aux soins de l'animal, laissant un vague sourire narquois sur le visage de l'oursonne.

S'est en soutenant son aînée, aidée par leur oncle Brandon, qu'ils finirent par rejoindre leurs appartements, suivant les domestiques pour ne pas se perdre dans le dédale des couloirs. La porte à peine poussée, Jenifire s'étala de tout son long sur un lit, sans demander son reste, sans leur avoir adressé une seule parole de remerciements... Levant les yeux au ciel, Lomé se tournait alors vers son oncle, qui commençait déjà à grommeler. « Par les Anciens Dieux... Pourquoi avons-nous un tel barda ?! » Si la jeune femme avait la réponse à cette question, elle se gardait bien de la partager avec Brandon, dans un élan de solidarité avec sa sœur qui avait légèrement abusé sur les toilettes et autres pièces de lingeries qu'elle espérait porter lors du tournoi. En silence, elle parcouru les malles et se pencha sur celle dédiée aux affaires de l'oncle paternel, l'ouvrant habilement pour en sortir une tenue propre, à la fois simple mais soignée, et le veston de cuir smaragdin orné de l'animal emblème de leur maison : un ours aux griffes sorties et à la gueule ouverte. S'emparant des affaires retrouvées et préparées par sa nièce, Brandon renifla un subtil merci tout en se glissant derrière le paravent afin de se changer. Il en sortit quelques instants plus tard, rafraichit et vraisemblablement excité à l'idée de se joindre au banquet. « Tu es sûre de ne pas vouloir te joindre à moi ? Des serviteurs peuvent bien surveiller ta sœur le temps de cette soirée. » Un hochement de tête négatif, un baiser léger sur la joue hirsute de son oncle, Lomé semblait presque le mettre à la porte. « Je préfère prendre soin d'elle pour cette fois. Puis le temps que je me change, les festivités seront terminées ou le vin sera totalement écoulé ! » La gratifiant d'une accolade, Brandon s'empressa de rejoindre le banquet, laissant seules ses nièces dans un silence à peine rompu par le sifflement de Jenifire.

Le temps semblait figé et Lomé n'aurait jamais réussi à dire combien de temps s'était écoulé depuis le départ de son oncle. Mais le crépuscule avait depuis longtemps laissé place à la sorgue, aux étoiles étincelantes et à la lune opalescente. L'oursonne avait réussi à faire se changer son aînée, délestant sa robe de voyage pour plus de confort et la laisser se glisser sous les draps pour se reposer. Elle en avait aussi profité pour enfiler sa blouse de nuit, par dessus laquelle elle avait revêtu une houppelande aux tons de sa maison. A la lueur de la bougie, elle lisait un ouvrage, négligemment assise près de la fenêtre; lorsqu'un coup fort porté à la porte la tirait de ses rêveries sibyllines. Refermant sur elle les pans de son manteau, elle s'empressa d'ouvrir le battant. Si elle se doutait de ne pas voir revenir son oncle dans un état de clarté clérical, elle ne s'attendait cependant pas à voir de prime abord un tout autre visage, qui lui était totalement inconnu au demeurant; ce n'est que lorsqu'elle glissa ses prunelles d'ambre vers la silhouette affalée sur l'épaule de l'homme qu'elle reconnu son oncle, plus mort que vif... « Je vous ramène votre homme ma dame... » Tiquant aux mots prononcés, arquant ses sourcils dans une expression d'incompréhension, elle n'eut cependant pas le temps de préciser la nature de sa relation avec Brandon que déjà l'inconnu reprenait la parole. « Ne l’égarez-plus, car je doute qu’il retrouve son chemin la prochaine fois. » Un profond soupir s'échappa de ses lèvres. Tandis que l'oursonne ouvrait plus amplement le battant afin de laisser passer le sauveur du cadet Mormont, elle désignait le lit du fond d'un geste las. Gérer Jenifire était déjà long, mais ajouter à cela le dégrisement de leur oncle; la nuit promettait d'être plus que courte... Une fois la porte refermée, elle aida l'inconnu à porter la carcasse empestant la vinasse jusqu'au sommier et à l'installer sommairement. Si elle savait son oncle de nature costaude, jamais elle ne l'aurait pensé si lourd et pesant. Un sourire sadique étira fugacement le coin de sa bouche à l'idée de toutes les réunions de familles où elle pourrait raconter cette anecdote nouvelle. Se rappelant de l'âtre ronronnant, des rires cristallins de ses cadettes et du regard céruléen qu'Alfrid posait sur sa famille, une fossette se dessinant sur son visage qu'il s'empressait de cacher derrière son verre...
Chassant la nostalgie qui risquait de la gagner aux souvenirs de ceux qu'elles avaient laissé sur l'Île-aux-Ours, elle se reconcentra sur l'instant présent et sur l'inconnu qui avait évité à son oncle des déboires pour leur premiers instants à Castral Roc. Sur une commode, près de la porte, une servante avait déposé quelques instants plus tôt une carafe pleine de vin et des verres propres; expliquant à la hâte à la jeune femme qu'une demande expresse lui avait été faite pour venir servir cette chambre. Elle était alors repartie, laissant Lomé à ses nombreuses interrogations. Attrapant un verre, elle le rempli, avant d'en servir un second et de se diriger vers l'inconnu pour lui en tendre un. « Tenez, pour vous remercier d'avoir soutenu et ramené mon oncle jusqu'ici. » Elle porta alors à ses lèvres son propre gobelet, avalant une gorgée du breuvage liquoreux aux accents de miel, dardant son regard de bronze sur celui qu'elle n'attendait pas.
AVENGEDINCHAINS

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hit me like a ray of sun ; burning through my darkest night. think I'm addicted to your light. I swore I'd never fall again but this don't even feel like falling ; it's like I've been awakened. Every rule I had you break it ; it's the risk that I'm taking. Everywhere I'm looking now I'm surrounded by your embrace. Baby, you're my saving grace. 




Mar 3 Nov 2020 - 17:34
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Faust
ORAGE
Localisation : Accalmie
Faust
The Beast and the Maiden
Eméliane Mormont & Faust

Ce partenaire d’infortune commençait à peser lourd sur mon épaule, comme si les quelques secondes suspendu dans l’air avait suffit à rendre ce corps mort, plus molasse et écrasant. Les mains agrippées sur ce camarade duquel je demandais à me débarrasser, j’avais dû reprendre ma poigne sur ce bras, me servant de levier. Seulement une fois fait, mon sourire badin étourdit par les effluves de l’alcool, s’était tourné vers celle qui m’ouvrait l’accès. À la lueur des flammes, ce visage livide semblait bien peu heureux de retrouver cet inconscient voyou.  L’expression morose qui m’accueillait était presque hostile. Confrontant ma bonhomie avec une gracieuse exaspération, la jeune femme semblait déjà bien indisposée par le fardeau que je lui amenais tardivement. Un soupire vint confirmer cette impression et dans un geste fatigué, presque abattue par la découverte de cette déplaisante compagnie, elle ouvrit la porte. Enfin. Le poids qu’avait prit cette inconsciente vaillance était devenu pénible à porter. Presque autant que le souffle chaud, puant la bière trop fermentée de cet ours malcommode. D’un hochement de tête aimable, je signifiais ma reconnaissance face à ce droit de passage acquit, non pas sans la grisaille de cette hôte peu volubile. En bon gentilhomme, j’avais suivit son geste excédé pour y trainer celui qui avait provoqué l’ennui, jusqu’à sa couche. Le battant se refermait derrière moi, scellant la chambre dans son atmosphère douillette, dont le calme serait vite perturbé par les ronflements. Celle qui avait fait barrage un peu plus tôt, s’était attardée à m’apporter son aide. Une aide bien superficielle qui ne me facilitait pas la tâche. Le geste était si spontané et de bonne intention que j’avais préféré laissé ses efforts se ruiner sur le soulard. Puis il fut jeté sur ce lit, abandonné à l’attention superficielle de celle qui devrait maintenant s’accommoder de sa compagnie. Elle ne retirait ni ses bottes, ni ne prit soin de lui tirer ses draps. Elle avait uniquement été attentive à ce qu’il ne glisse pas, sans plus.  Comme il devait être mauvais amant pour qu’elle soit si peu aimante. M’étais-je dis en observant l’oursonne décoiffée par ses efforts et son agacement.

L’alcool m’avait moi-même ralenti, permettant à mon esprit de voguer sur des réflexions bien creuses.  Ma charge pénible s’était pourtant vautré dans les plumes, rejoindre la proximité des siens et ma présence entre ces murs n’avaient plus lieu d’être. Je pouvais me féliciter de cette bonne action...qui me fut imposé. Ce fardeau avait changé de mains, même si je doutais de la fermeté de la poigne, de cette pauvre femme. J’initiais mon recul. Les pas de cette âme dont j’avais relevé le désintérêt et la nonchalance à l’endroit cette loque poussant ces premiers grondement, me devancèrent pourtant. Armée de verres et empoignant une carafe de vin, elle se montrait soudainement si prévenante et délicate qu’elle me fit douter. Ce sentait-elle à ce point seule, pour chercher à trinquer avec un inconnu, dont le sang était déjà souillé par l’alcool? Était-ce donc mes bottes qu’elle espérait retirer? J’esquivais mon regard, soudainement conscient des bêtises venues ruiner mes pensées, me ressaisissant à l’instant où elle m’offrit le gage de ses remerciements. « Votre oncle? Oh. Bien. » Les mots étaient si succincts qu’ils témoignaient sans mal de ce sentiment d’étourdit qui ne me rendait pas fier.  Ceci expliquait bien des choses et je me trouvais soudainement bien idiot. Et pourtant, l’alcool parvenait si bien à délié ma langue que je ne pu refreiner mes paroles...aussi gênantes furent-elles. « J’espère ne pas avoir provoqué quelques images désagréables. Auquel cas, peut-être vous faudra-t-il finir cette carafe d’un trait! » Le trait d’humour était déplacé et très maladroit à l’endroit d’une inconnue. Sur l’instant j’avais oublié qu’il ne s’agissait pas d’Alys, de l’un de mes frères d’armes ou d’une quelconque connaissance plus à même d’accepter cette impertinence. J’avais néanmoins encore la conscience (certes tardive) de mes bêtises et dans ce nouvel élan de lucidité je m’empressais d’ajouter ce qui paraissait excuser mes étourderies « Vous savez, on m’a remercié déjà de plusieurs verres ce soir! Il serait plus sage pour moi de ne pas... »   Mais la main tendue me fit pitié. « Bon. Je n’en prendrais qu’un seul. Uniquement pour vous accompagner. Autrement, vous risquez de devoir gérer la présence d’un deuxième ivrogne dans votre chambre. » Un autre faux-pas que je noyais aussitôt d’une gorgée de vin.

La voix forte de mes impairs naïfs avait dérangé. Le mouvement d’une ombre froissant les draps me forçait à tourner la tête pour en découvrir l’origine. Sans en distinguer les traits je devinais cette âme brusquée par mes frasques et le brouhaha provoqué par ma venue. «Fyrirgef...» M’étais-je exprimé faiblement, le visage tourné vers la jeune femme alité, avant d’accorder mon attention à l’oursonne. «J’ignorais qu’il y avait quelqu’un d’autre.»  Avais-je continué sur le même timbre mesuré, manifestement embêté par ma propre négligence. «Je ne voulais pas éveiller votre...» Je m’étais interrompu volontairement, préférant le silence à mes spéculations, laissant la raison reprendre un peu de son ascendance sur mon enivrement. Ce mutisme ne fut pas suffisant pour laisser le calme reprendre son emprise sur les lieux, car bientôt les plaintes marmonnées de cette présence tout juste découverte, s’élevaient. Quelques bredouillements, manifestant cet état précaire d’un sommeil perturbé. Tout juste suffisant pour dévoiler son mal-être. «Va-t-elle bien?»  

(c) DΛNDELION

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THE WILDLING

WAKE THE BEAST

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Mar 17 Nov 2020 - 3:57
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